Quand partir ?
Situé dans l’hémisphère Sud, Madagascar jouit d’un climat tropical divisé de façon assez générale en une saison des pluies et une saison sèche, dont la périodicité varie selon les régions. La distinction classique entre saisons est difficile, voire artificielle par endroits. La température moyenne de Diégo-Suarez à l’extrême Nord du pays est de 25 °C, alors que Fort-Dauphin, 1 500 km plus au sud, enregistre 20 °C. En fait, c’est plutôt le relief, qui partage l’île en deux dans le sens de la hauteur, et l’influence des vents venus de l’océan qui déterminent les différentes zones climatiques du pays.
Formalités
Le visa est obligatoire et son coût est de 50 e pour une entrée unique et de 75 e pour deux entrées sur présentation de justificatifs, la durée de séjour ne dépassant pas 90 jours. Vous devez faire la demande de visa auprès des consulats au moins 10 jours avant la date de votre départ ; ou à l’aéroport d’arrivée, le droit de visa est alors à régler en espèces et coûte plus cher (à partir de 60 e selon la durée du séjour, généralement de 30 jours). Si vous le prenez au consulat, il vous sera demandé un passeport valable 6 mois après le retour de Madagascar, votre billet d’avion aller-retour (ou une attestation de réservation), 2 photos d’identité, 2 formulaires de demande dûment remplis (à télécharger sur le site de l’ambassade) et une enveloppe affranchie si la demande est faite par courrier. Comptez 20 jours de délai pour une demande par courrier et 5 jours après un dépôt de dossier sur place.
Cas particuliers :
Certaines professions — journalistes, reporters, cinéastes, scientifiques… — restent soumises à des autorisations spéciales.
Renseignez-vous auprès du consulat :
Consulat à l'ambassade de Madagascar
4, av. Raphaël
75016 Paris
01.45.03.35.70 ou 01.45.03.22.47 pour le service visa, fax 01.45.03.58.70
www.ambassade-madagascar.fr
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h30 pour le dépôt de dossier, de 15h à 16h30 pour le retrait de visas.
Budget
Le coût de la vie à Madagascar est peu élevé comparé aux standards occidentaux, mais il a tendance à s’apprécier. Avec moins de 800 e, les touristes les moins dépensiers pourront tenir environ un mois, mais cela est un budget minimum impliquant de manger et de dormir « local » et de se déplacer en taxi-brousse. Le budget augmente vite dès qu’il s’agit de prendre l’avion, de louer un véhicule ou d’avoir accès à des prestations touristiques ( visites organisées, plongée sous-marine ou activités sportives diverses).
Les transports
Un vol A/R Paris-Tananarive coûte entre 800 et 1 600 €. Les vols intérieurs sont relativement chers : par exemple, un aller simple Tananarive-Tuléar (Toliara) coûte environ 150 e (mais si vous voyagez avec Air Madagascar pour le vol international, vous bénéficiez de réductions sur les vols intérieurs). Pour la location d’un véhicule avec chauffeur, comptez entre 60 et 80 e minimum/j. pour un 4 x 4, carburant en sus. Un voyage en taxi-brousse entre Tananarive et Tuléar coûte 12 e env.
Les repas
Un repas complet dans un établissement réputé revient environ à 10 €. On peut manger dans un petit restaurant local pour 4 e, et un plat malgache dans une gargote coûte moins de 1 €.
La vie quotidienne
1 kg de viande de zébu : 2 €. 1 œuf : 0,10 €. 1 kg de poisson : 0,60 €. L’eau en bouteille : 0,60 €. Les limonades en bouteille : 0,70 €. 1 litre de rhum : 7 €. 1 litre de gazole ou d’essence : 1 €. 1 paquet de cigarettes locales : 0,60 €. Une course en taxi : 2 e à Tananarive et 1 e dans les autres villes.
Pécautions sanitaires
Aucun vaccin n’est obligatoire au départ de l’Europe. Il est sage néanmoins d’être à jour en matière de prévention contre le tétanos, la diphtérie, la poliomyélite (moins de 10 ans) et la fièvre jaune (moins de 10 ans). Trois injections étant souvent nécessaires, il faut s’y prendre quelques mois à l’avance. Il est également recommandé de se faire vacciner ou d’emporter avec soi des médicaments contre la typhoïde, les hépatites A et B, la méningite.
Un traitement antipaludéen s’impose, car le risque de paludisme existe toute l’année dans presque tout le pays, surtout dans les régions côtières. À Madagascar, le paludisme résiste désormais aux traitements classiques à base de chloroquine. Renseignez-vous auprès de votre médecin.